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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 20:13

Biographie

Fondé en septembre 1989, Lofofora est considéré comme l’un des pionniers du rock fusion métal (guitares saturées, phrasé rappé, envolées punk) en France. Le nom de ce quartet d’origine parisienne provient de l’autre appellation du Peyotl (cactus hallucinogène mexicain).

 

C’est peu de temps après la rencontre de Phil Curtis (basse) et de Erik "Ragout" Rossignol (Batteur) au sein du groupe The Hammers que l'impulsion d'un nouveau style de musique s'affirmera. Lassé de ce groupe, la rencontre de Reuno Wangermez à Antibes lors d'un concert d'Iggy Pop aboutira à la fondation de Lofofora en septembre 1989. Après la descente de ce dernier sur la région Parisienne, le groupe commença a jouer avec Karl (guitariste). Influencés par le Punk hardcore américain (Bad Brains, Red Hot, Dead Kennedys, The Exploited, Fishbone, Fugazi ou The Ramones) ainsi que par les précurseurs du mouvement Hip-hop (Grandmaster Flash, Niggaz With Attitude ou Public Enemy), leurs premières compositions sont dans la lignée de groupes français tels que Métal Urbain ou OTH. Les premières années sont marquées par des répétitions au studio Luna Rossa (Paris, treizième arrondissement) qui aboutissent à la conception d'une dizaine de morceaux. Les premiers concerts du quartet ont lieu en 1990-1991.

 

La rencontre avec le batteur Edgar Mireux de MST et le guitariste Pascal Lalaurie à la fin de l’année 1992 lors d’une répétition au Frigo permet au groupe de se stabiliser et de réaliser ses premières maquettes enregistrées par Chambinator L’intégration dans la structure de management Sriracha Sauce fondée par Bruno Ponge et Laurent Yvon - initialement pour le groupe Les Coquines - permet au quartet de répéter à l’hôpital éphémère (squat du 18e arrondissement de Paris) et de réaliser 50 concerts lors de l’année 1993, le premier ayant lieu le 1er février dans le squat de la Moskova, haut lieu du rock alternatif parisien. La rencontre avec Patricia Bonneteaud s’avère également décisive puisqu’elle leur permet de bénéficier du Fonds d’action et d’initiative rock (FAIR). Cette aide financière sera investie dans l’achat d’une sono et dans l’enregistrement studio d’un premier disque.

 

Enregistré en octobre 1993 au studio secret par Chinoi, ce cinq titres - qui contient une reprise de Zobi la mouche des Négresses Vertes et associe Tanguy du groupe No Return sur le morceau No facho - est pressé à 2 800 exemplaires et commercialisé en mars 1994. Entre temps, Lofofora est révélé à la profession par les premières parties qu’il réalise lors de la tournée française d’Iggy Pop (quatorze dates) et surtout par son passage aux Transmusicales de Rennes à la fin novembre. La « une » du supplément culturel du Monde consacre un article à ce concert sur cinq colonnes avec photo et, à sa suite, The Guardian, le Washington Post (dans un dossier consacré sur l’existence d’une scène française hardcore) ainsi que la revue Bilboard écrivent des papiers sur ce quartet underground parisien.

 

Approché par de nombreuses majors, Lofofora signe en juin 1994 après plusieurs mois de négociations en édition avec Polygram. Cela lui permet de financer un album enregistré et mixé par Daniel Weber en octobre au studio des forces motrices à Genève. Cette réalisation permet d’associer des membres des autres groupes managés par Sriracha Sauce - dont Lofofora est devenue la figure emblématique depuis le split des Coquines - tels Miguel Sagoba et Ifif de Dirty District (sur Baise ta vie et Irie style), de Jam et Jah d’Human Spirit (sur No facho) ou du DJ d’Oneyed Jack (sur Holiday in France). Le groupe reprend également la chanson Justice pour tous des Moskokids, groupe qu’il avait côtoyé au squat de la Moskova. C’est la maison de disque Virgin qui acceptera l’album et Lofofora signe un contrat en décembre 1994 pour trois disques. Plus gros succès commercial à ce jour du quartet, l’album est commercialisé en mars 1995. Après avoir effectué 74 concerts l’année précédente, Lofofora reprend la route avec Farid Tadjene (ex-Fast Unity) qui remplace Pascal Lalaurie et connaît un succès d’estime auprès du grand public par ses prestations scéniques, restant néanmoins dans l’ombre de No one is innocent ou de Silmarils.

De janvier à mai 1996, Lofofora compose les titres de son deuxième album. Il fait enregistrer Peuh ! Par André Gielen au studio Hautregard qui contient le morceau Shiva skunk composé avec Ekova ainsi que Vive le feu, reprise des Bérurier Noir. Avant sa commercialisation à la fin août 1996, le quartet se produit lors du festival CMJ à l’Under Acme de New York ainsi qu’au Québec. C’est le même André Gielen qui enregistre en juin 1998 les deux titres issus de la collaboration entre Lofofora et le groupe de rap Kabal (Grand et fort et La bête) ainsi que leur troisième album, Dur comme fer, en octobre 1998 (commercialisé en mars 1999), sans doute le plus abouti et le plus sombre du quartet (tempos lourds et inquiétants) . Le titre PMGBO (Partouze Musicale Gang Bang Oral) célèbre les dix ans du groupe en rassemblant des membres de La Calcine, de Kabal, de LTNO, de Mass Hysteria et d’Oneyed Jack. Quant aux Liquides de mon corps, sa composition est issue de la demande du groupe hollandais Transpunk à Reuno d’écrire un titre pour leur prochain album, projet qui aboutira à la rencontre des deux groupes pour enregistrer Les liquides avec Densio au sitar.

 

Après la tournée de Dur comme fer qui s’achève à la fin 1999, les membres de Lofofora prennent du recul, fruits de tensions au sein du groupe, et contribuent chacun à de nombreuses collaborations ou projets. Malgré les rumeurs de split, le groupe se retrouve au studio Praxis à Cagnes-sur-Mer en janvier 2001 pour enregistrer avec Loïc Boisgirard la réorchestration de trois de leurs morceaux (Les gens, Viscéral et Weedub) ainsi que quatre reprises (Quand on a que la haine d’OTH, La chanson du forçat de Serge Gainsbourg, Vive ma liberté d’Arno, Madame rêve d’Alain Bashung) qui accompagne la retranscription audio de concerts donnés en novembre 1999 à Mulhouse (salle Noumatrouff) et à Montpellier (salle Victoire 2) dans Double (commercialisé en avril 2001). Lofofora retrouve les planches à l’occasion du Sriracha Tour (mai) et de certains festivals lors de l’été. À l’automne, Farid Tadjene quitte définitivement Lofofora pour se consacrer au projet In Vivo qu’il avait fondé avec Djamal de Kabal. Il est remplacé par Daniel Descieux, le guitariste de Sarkazein et de Noxious Enjoyment que connaît Phil Curtis qui joue également dans ce dernier groupe.

 

À la fin de l’année 2001, Lofofora répète en vue d’un nouvel album. Les compositions sont retardées par le départ brutal en juin 2002 du batteur Edgar Mireux qui est remplacé par Pierre Belleville venant d’Artsonic et ancien membre de Yop ! Pizza Jump. Deux semaines après son arrivée, le groupe reçoit l’honneur de jouer sur la grande scène des Eurockéennes de Belfort où il invite le chanteur de Watcha (sur Ici ou ailleurs) et celui d’Astonvilla, Frédéric Franchitti (sur Madame rêve). Cependant, la prestation n’est pas à la hauteur de ses performances scéniques habituelles, le groupe cherchant ses marques qu’il trouvera pleinement en officiant comme tête d’affiche du troisième tour du Sriracha Sauce en octobre pour fêter les dix ans de la structure. En effet, Lofofora a alors achevé la composition dans le sud ouest de la France à la fin de l’été, ce qui donnera Le fond et la forme enregistré par Ken Ploquin au studio RDCP de Paris en septembre 2002 et commercialisé en janvier de l’année suivante.

 

En tournée, Lofofora retrouve un public plus large, composé de nouvelles générations (15-20 ans) qui découvre le pionnier de la fusion en France par Le fond et la forme, ce qui lui permet d’être la tête de nombreux festival à l’été 2003. Le groupe se plie pour la première fois à une promotion plus conséquente (tournée en show case à la Fnac, passage à Top of the pop sur France 2, dans le fou du roi sur France Inter de Stéphane Bern le 19 mars 2003, l’occasion d’interpréter 3 tonnes de T.N.T. de Jacques Higelin), Le Mouv’ ou Ouï FM les redécouvre et les diffuse. Le DVD en Lames de fond (avril 2004), réalisé par Christophe Menanteau les 1er et 2 octobre 2003 à La Cigale de Paris, témoigne de la renaissance de Lofofora après les tensions survenues en son sein.

Les choses qui nous dérangent est le second album du nouveau line-up de Lofofora dont les compositions sont davantage tournées vers le punk et où les textes de Reuno sont plus dépouillés. Enregistré au pressoir par une pointure de la scène rock française, Fred Norguet, il sort dans les bacs en avril 2005. En octobre, Lofofora et Parabellum font dix dates en communs en France et en Suisse lors de la tournée intitulée « un cactus dans le chargeur ». Lofofora et Parabellum partageront aussi l'affiche des 5 ans du BetiZFest. Enfin, Lofofora effectue une tournée au Quebec en mai 2006.

En résidence au Moulin de Brainans, Lofofora enregistre dès juin 2006 Mémoires de singes, leur sixième album studio, qui sort le 8 octobre 2007. Il a été enregistré au studio des Milans par Laurent Etxemendi et comporte un morceau en collaboration avec King Ju de Stupeflip, Torture co-écrit avec Reno Wangermez.

 

Un groupe engagé

Bien que Lofofora refuse âprement cette étiquette, le militantisme du quartet est indéniable tant sur le plan du politique que dans son investissement auprès de la scène hardcore française.

 

En effet, Lofofora est considéré comme le « parrain » par de nombreux groupes (Carcharias, Ekova, Eyeless, Oneyed Jack, Masnada, Mass Hysteria, Tripod, Watcha, Kabaletc.) qu’il a contribué à faire connaître en les faisant jouer lors de ses première partie mais surtout en les intégrant dans leur structure de management, Sriracha Sauce. Au sein de cette dernière, Lofofora fait figure de locomotive pour financer l’association ainsi que pour promouvoir les autres talents. Dans ce but, Lofofora crée avec Philippe Roizès, journaliste à Rage, un fanzine en décembre 1996 qui deviendra rapidement celui de Sriracha Sauce. L’histoire de Lofofora est intimement liée à Sriracha jusqu’à la fermeture de cette dernière en 2006.

D’ailleurs, l’entourage du quartet en concert est entièrement composé d’individus ayant œuvré au sein de Sriracha (Gigi, ex-régisseuse qui avait officié pour X Syndicate, Ludo (ex Oneyedjack) régie depuis 2007, Yoda, ingénieur lumière, l’un des trois rappeurs de La Calcine depuis 1999 tout comme DJ Tag Off, backliner).

 

Invitant régulièrement des stands d’associations locales et politiques lors de ses concerts, Lofofora a donné de nombreux concerts de soutien au fil des ans, notamment au SCALP, à différentes associations de mal logés, au Mouvement de l'immigration et des banlieues (mars 1997), au Monde Libertaire (septembre 1997), au Zapatiste du Chiapas (décembre 1997), à la Fédération anarchiste (janvier 1998), à l’association Orphelins sida international (quinze dates en mai 2001)[24] , contre la Guerre en Irak (mai 2003) , ...

 

Les textes de Reuno Wangermez abordent souvent de manière incisive les maux de notre société. Bien qu’il réfute l’« étiquette de chanteur engagé » et d’être « un brandisseur d’étendard », préférant voir dans ses chansons ses propres « états d’âme personnels » et ses « réactions » face au monde qui l’entoure, ses textes dénoncent le racisme, le Front National et l’extrême droite (No Facho, L’œuf, Alarme citoyens), le négationnisme (Amnes’History), les sphères médiatiques dominantes et les experts à gages (Justice pour tous, Really TV, Intox populi), le système néo-libéral (Rêve et crève en démocratie, Social killer, Employé du mois), l’impérialisme américain (Nouveau monde, Mondiale paranoïa), l’individualisme et la bêtise crasse (Holiday in France, Les gens), le nationalisme (Tricolore) ou aborde le Conflit israélo-palestinien (Comme à la guerre). Souvent critiqué comme étant un donneur de leçons, il a composé en 1999 Charisman dont les paroles mettent en garde contre la fascination qu’exercent les beaux parleurs et le pouvoir des mots dont ceux des « chanteurs de rock, de rap, de variété ». De même, il compose avec DJ Tag Off Rock’n’roll class affaire (2005) qui tourne en dérision les groupes « pas authentique » qui prennent « un air énervé » en surfant sur la mode de la contestation et du néo-métal à l’américaine. Enfin, il est indéniable que le succès de Lofofora – outre ses compositions – provient pour une part du charisme de son chanteur, de la qualité de ses textes (puissant son inspiration dans l’univers du dessinateur Charles Burns ou du romancier Jim Thompson) ainsi qu’à l’intelligibilité de ses paroles sur disques comme sur scène.

Après Parabellum (Anarchie en Chiraquie, 1988), Lofofora reprend le mythique Anarchy in the UK des Sex Pistols composé en 1976. Jouant ce titre lors de ses concerts depuis 2005, le quartet ne peut cependant enregistrer Anarchie en Sarkozy par le refus de Warner Chappel Edition qui détient les droits des Sex Pistols.

 

Site web : www.lofofora.com

 

Myspace : http://www.myspace.com/lofofora

 

Années d’activité : 1989 -

 

Genres : Néo-métal, Fusion, Punk hardcore

 

Origine : Paris, France

 

Membres

Reuno Wangermez, depuis 1989 (chant)

Phil Curtis, depuis 1989 (basse)

Daniel Descieux, depuis l’automne 2001 (guitare)

Pierre Belleville, depuis juin 2002 (batterie)

 

Anciens membres

Karl, 1989 (guitare)

Pascal Lalaurie, 1992-1994 (guitare)

Farid Tadjene, 1994-automne 2001 (guitare)

Ragout, 1989-1992 (batterie)

Edgar Mireux, 1992-juin 2002 (batterie)

 

Discographie :

Albums studio

mars 1994 : Lofofora (maxi 5 titre), MSI Distribution (réédité en 2000, Sriracha Sauce).

mars 1995 : Lofofora, Virgin. (disque d’argent)

août 1996 : Peuh !, Hostiles/Labels.

mars 1999 : Dur comme fer, Hostile/Delabel.

janvier 2003 : Le fond et la forme, M10/Sriracha Sauce.

avril 2005: Les choses qui nous dérangent, At(h)ome/Sriracha Sauce.

octobre 2007: Mémoires de singes, At(h)ome/Base prod

(excepté Mémoires de singes où le visuel est l’œuvre de King Ju de Stupeflip, le graphisme des pochettes est réalisé par Phil Curtis dont l’influence majeure est Big Chief).

Albums en public et de reprises

avril 2001 : Double, 1. Live, 2. Studio, BMG/Sriracha Sauce.

2001 : Les passantes sur l’album d’hommage à Georges Brassens intitulé Les Oiseaux de passage.

avril 2004 : Lames de fond, Sriracha Sauce (DVD d’or).

Singles et collaborations

1995 : Holiday in France, Labels/Virgin. (collaboration avec Docteur L d’Assassin)

1996 : Amnes’History, Labels/Virgin (collaboration avec Pushy !)

1999 : K / L, Hostile/T.R.I.P.S. (collaboration avec Kabal)

2001 : Du goudron et des plumes en collaboration avec Noxious Enjoyment sur la compilation French Core.

2001 : Sister sur l’album Soft Breeze And Tsunami Breaks… d’Ekova.

2001 : 1 million remixé par LTNO sur la B.O du film Les Aliénés.

(à venir) : Reuno Wangermez, Phil Curtis, Farid Tadjene et Daniel Descieux sur l’album Lutte des clashs de Djamal (ex-Kabal, membre d’In Vivo).

Clips

1995 : L’œuf.

1995 : Holiday in France.

1996 : Amnes’History (réalisé par Florent Emilio Siri)

1999 : Les gens.

2003 : Le fond et la forme.

2008 : Mémoire de singes (réalisé par Julien Tandé et Nicolas Lhomme)

 

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 « Cette page est copie depuis l'article Lofofora de l'encyclopédie libre Wikipédia, qui a pu être modifié depuis. Par dérogation avec le reste de ce site, le contenu de cet article est accessible sous la licence GFDL. »




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Published by Rémi - dans Neo Metal
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